Les images de marc...

 

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Bruxelles abrite en ses murs un artiste reconnu dans le monde entier mais qui, paradoxalement, s’est fait très discret sur la scène belge. Peinture, sculpture, création de bijoux et engagement dans des projets artistiques internationaux rythment le quotidien d’un homme aussi attachant que génial et talentueux...

 

L’intérêt ou, plutôt, la fascination de Marc pour les sections contenant des oiseaux et des insectes naturalisés attira l’attention du conservateur de l’époque, M. Mertens, qui lui donna de bons conseils quant au dessin scientifique. Cet univers quelque peu magique et très scientifique s’enrichira avec les années, les rencontres et les voyages. Si bien que lorsque Marc donnera libre cours à sa fantaisie et son talent, il développera un art articulé autour d’animaux hybrides : truites-rhinocéros, tortues transformées en dinosaures, etc.

 

Entre-temps, il fait des études en Sciences commerciales à l’Institut des Carrières commerciales Léon Lepage, à Bruxelles. Il entre dans l’entreprise familiale Ferdinand Meat en 1965. Il sera président du Centre belge des Jeunes Dirigeants d’Entreprises (1979), puis membre de l’Institute of Director’s de Londres, administrateur de la Chambre de Commerce de Bruxelles (1980), juge au tribunal du Travail (1982) et vice-président de la Fédération des Jeunes Chefs d’Entreprises d’Europe (1983).


De 1972 à 1979, Marc travaillera pour Emile Deletaille, antiquaire à Bruxelles et à New York, pour qui il fera de nombreux voyages en Afrique et en Asie.

 

En 1987, Marc ouvre au Sablon, à Bruxelles, une galerie d’antiquités spécialisée en art africain et objets ethniques du monde entier. Ceci lui sert de source d’inspiration ; et il y exposera également ses œuvres.

 

En 1993, il fonde à Bruxelles une association artistique, le groupe Kâ, qui rassemble autant de jeunes peintres et sculpteurs que de musiciens et d’écrivains. La même année, il crée ses premiers bijoux en or qu’il expose chez les Frères Leysen, à Bruxelles, et élabore sa première sculpture en bronze, « Jo, le pingouin de volcan », en hommage au sculpteur bruxellois Joseph Henrion.

 

Marc continuera de dessiner en autodidacte, et c’est ainsi qu’il développera la base de sa technique future. Il développe un « hyperpointillisme » de grande qualité et dont il est l’inventeur. Cette technique consiste à encercler d’une ligne continue le motif représenté et d’y insérer du relief par diverses couches de taches et de petits points. Les œuvres de Marc, fruits de cette technique originale, ont ainsi connu une vaste exposition à la Galerie de la Prévôté d’Aix-en-Provence, en 2002, dans « Les Jardins sacrés », et ont été couronnées par la « Médaille d’Honneur » attribuée par la ville.

 

Marc est un artiste polyvalent à souhait dont la création explore toutes les formes et exploite toutes les images. Il ne cesse d’inventer, s’inspirant de ses découvertes visuelles et sensorielles : un coquillage, un oursin ou une carapace de crabe découvert sur une plage pourra ainsi donner naissance à une nouvelle œuvre. Cette œuvre sera picturale ou sculpturale, mais pourra aussi se traduire au travers d’un bijou ou d’un panneau décoratif.
« Nul n’est prophète en son pays » est un proverbe que Marc aurait pu faire sien. L’homme, élancé, « dans le coup », le verbe facile, la cinquantaine bien assise, affiche en effet un curriculum vitae international impressionnant.


Jugez plutôt : couronné dans les années 1980 à Dallas et Tokyo, Chevalier de l’Ordre des Arts et de Lettres en France depuis 1991, récompensé pour ses sculptures par le « XXXe Prix international d’Art contemporain » à Monaco en 1996..., de quoi impressionner. Et même si Michaël Jackson et Toots Thielemans, ou encore les souverains japonais, monégasques et belges l’ont intégré à leurs collections privées, Marc n’en reste pas moins un artiste authentique, simple et vrai... avec un univers d’une rare richesse, une productivité d’un rare éclectisme !


Le travail de Marc a aussi fait les beaux jours du festival d’Avignon où il a été exposé, en 2002. Si Marc y a été consacré comme le « plasticien étranger le plus important » de l’événement, il a également participé à une initiative très particulière. Ses œuvres ont ainsi servi de « toile de fond » à un spectacle de danse permanent et improvisé : une troupe américaine a créé durant tout l’été 2002 des chorégraphies originales sur base des impressions recueillies auprès des visiteurs du festival face aux œuvres de l’artiste belge. Marc assurait par la même occasion un rôle moteur de la promotion de l’art belge au cœur du célèbre festival...

 

Parmi les nombreux projets de Marc et la multitude de ses champs d’investigation, épinglons une initiative de portée mondiale : le code HTC (Hyper Tactile Colour). En collaboration avec le Professeur Franck Deconinck de la VUB (Vlaams universiteit Brussel) et la société Treco, Marc a développé en 1998 une méthode qui permet aux aveugles de lire non seulement les lignes et les formes, mais aussi les couleurs et leurs nuances en pointillés et en relief. Cette nouvelle technique permet également aux aveugles de créer leurs propres dessins et d’y inclure des couleurs qu’ils sont les seuls à pouvoir lire. D’après les chiffres de l’OMS, il y a aujourd’hui dans le monde 180 millions d’aveugles et malvoyants qui auront un jour besoin du code HTC. Ce qui nous fait prendre conscience de l’importance d’une telle invention ! Actuellement, Marc travaille donc activement à faire du HTC un code universel des couleurs pour les aveugles : deux Prix Nobel ont présenté le projet officiellement en 2003 à la tribune des Nations Unies, à New York.

 

Comment « classer » cet artiste inclassable ? Comment définir son œuvre si tentaculaire et riche d’images, de surprises, de méandres techniques et créatifs ?


C’est peut-être Joost De Geest, qui a déjà consacré un livre à Marc, qui en parle le mieux: « Le sérieux de la technique, la grande envolée de la fantaisie, de la poésie, des préoccupations sociales et écologiques, de l’intérêt pour la science, voilà les fondations de Marc pour un ‘art combinatoire’ qui trouve ses racines jusqu’au maniérisme du XVIe siècle. Son œuvre se tourne, à vrai dire, encore plus vers l’avenir où se trouve sans doute la pleine appréciation de son art, au-delà de l’impasse actuelle des avant-gardes tardives. Ce qui est nouveau et vit dans l’ombre de structures vieillies apparaît tôt ou tard rayonnant à la surface. Son champ émotionnel dépasse largement le langage et la connaissance ».

 

Son œuvre connaît peut-être plus de retentissement dans les milieux intéressés par la science que dans les milieux artistiques traditionnels. Sa rencontre avec, entre autres, Ilya Prigogine confirme et renforce sa conviction de développer une forme artistique pour le XXIe siècle.

 

Une carrière régulièrement primée

  • Médaille de bronze de la « Fondation Bilan de l’Art Contemporain », Dallas, 1983.

  • Médaille d’Argent de la « Fondation de l’Art Contemporain », Tokyo, 1985.

  • Mention lors du « XXVe Prix international d’Art contemporain », Monaco, 1991.

  • Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour toute son œuvre, titre remis par Jack Lang, Paris, 1991.

  • Médaille de la culture de la Commune de Rhode-Saint-Genèse, 1994.

  • Premier prix de sculpture « Duc de Valverde d’Alaya Valva » lors du « XXXe Prix international d’Art Contemporain », Monaco, 1996.

  • Lauréat du Prix Automania Musica Foundation Bruxelles, 2000

    Médaille d’Honneur de la ville d’Aix-en-Provence, France, 2002.

Son œuvre dans les plus belles collections

  • Collection princière de Monaco.

  • Collection Michael Jackson, Los Angeles.

  • Collection de l’Empereur du Japon (original du CD « Night Spring », 1993).

  • Collection Dexia, Bruxelles et Paris.

  • Musée de l’ONCE, à Madrid, Espagne.

  • Automania Musica Foundation.

  • Banque Internationale du Luxembourg.

  • Musée d’Art Contemporain d’Ibiza.

  • Collection Toots Thielemans.

  • Collection Ilya Prigogine.

  • Musée d’Aix-en-Provence, France.

  • Ville de Marche-en Famenne, Belgique.

Bibliographie

  • Jacques Collard, « Marc antiquaire et artiste à part entière », dans 50 artistes de Belgique, tome II, Viva Press, Jette, 1986, pp. 148-151.

  • Anne-Françoise Ries, Qantum, Marc période quantique, Les Editions du Sablon, Bruxelles, 1992 (préface de Philippe Cruysmans).

  • Muriel Dumont de Chassart, Marc hyperpointilliste, mémoire de licence, UCL, 1994 (non publié).

  • Les Artistes du Groupe Kâ inventent la terre, Les Editions du Sablon, Bruxelles, 1994.

  • Joost De Geest, Opus Marc, Les Editions du Sablon, Bruxelles, 1999.

  • Victor Dillinger, Natuur-Art, Dexia Banque et La Renaissance du Livre, Bruxelles, 2006.

  • Joost De Geest, 500 chefs-d’œuvre de l’Art belge du XVe siècle à nos jours, Lannoo/Racine, 2006.

Les expositions de Marc

En groupe :

  • Dallas, 1983, Art Expo, au Dallas Market Hall.

  • New York, 1984, Young Artists from Europe, au New York Coliseum.

  • Tokyo, 1985, Laforet Museum.

  • New York, 1986, International Art Exposition, au Jacob Javits Convention Center.

  • Bruxelles, 1983, Le Dauphin, l’enfant mémoire et le miroir de l’homme.

  • Bruxelles, 1994, Pop Art et Groupe Kâ, Marc Gallery Brussels.

  • Rhode-Saint-Genèse, 1997 et 1998, Rodeart.

  • Arlon, 1999, Nature Contre Nature.

  • Gand, 2002 et 2003, Lineart.

  • Luxembourg, 2003, Art contemporain.

  • Kappelle-op-de-Bos, Natuur-Art, 2006.

  • Waterloo, Natuur-Art, 2007.

  • Cologne, Aix-la-Chapelle et Berlin 2007, Récits d’eaux, au Centre culturel Wallonie-Bruxelles.

En solo :

  • Bruxelles, Marc Gallery Brussels, de 1987 à 1998.

  • Tokyo, Osaka, 1997, Œuvres pour les aveugles.

  • Marc et les Hommes Feuilles, ainsi que les œuvres en code H.T.C. pour les non-voyants et malvoyants, Rhode-St-Genèse, Cassini Gallery, 1998-1999, Belgique.

  • Marc et les Hommes Feuilles, ainsi que les œuvres en code H.T.C. pour les non-voyants et malvoyants, Miami, Fort Lauderdale, Art Café Jean-Claude, 1999, Etats-Unis.

  • Nature contre Nature, Centre culturel d’Arlon, 1999, Belgique.

  • Un demi-siècle de sculpture belge, Banque Internationale du Luxembourg, 1999.

  • « Les jardins sacrés », Galerie de la Prévôté, Aix-en-Provence, 2002, France.

  • Festival d’Avignon, galerie Le Petit Louvre, Avignon, 2002, France.

  • Invité d’Honneur au Festival du Film Fantastique, Bruxelles, 2006.

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Premiers dessins de Marc, à l’âge de 12 ans
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Le Toucan (hommage à Octave Landuyt), peinture à l’huile
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Jo le Pingouin de Volcan (H: 50cm), Bronze, collection de la ville de Marche-en-Famenne
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Marc en 1996, recevant la Médaille d’honneur de la ville d’Aix-en-Provence des mains de Gérard Géracy, Attaché aux Handicapés de la Mairie d’Aix-en-Provence
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Cothurne
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Marc en 1996, lors de la remise du Prix international de Sculpture, en présence du Prince Rainier et du peintre Carzou, de l’Institut de France (Académie des Beaux-Arts)
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Affiche de l’exposition de Marc pendant le Festival d’Avignon, en 2002
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Le code H.T.C. (Hyper Tactile Colour) inventé par Marc
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En Inde, des enfants aveugles utilisent les dessins tactiles réalisés par Marc en code H.T.C.
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Marc en compagnie d’Ilya Prigogine, Prix Nobel
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Exposition Nature contre Nature, à Arlon en 1999. Marc en compagnie de le Grande-duchesse du Luxembourg et de la Reine Paola de Belgique
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Les hommes feuilles D’Jack
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Affiche de l’exposition de Marc pendant le Festival d’Aix-en-Provence, en 2002